Présentation

Lisbonne
Du 22 avril au 3 mai 2018

Partir seule pour prendre le temps de photographier
Photographier une ville encore inconnue qui vit au bord de l’eau
J’aime ces villes

Le premier jour je traverse la ville
Marquès de Pombal – Le tage
Presque en ligne droite
L’œil en avant
Arrivée au bout, face à l’eau, il y a comme une route qui sort du fleuve et s’efface sur les berges
Je pense au voyage de Chihiro et imagines les esprits entrant dans la ville aux heures de passage entre les deux mondes

Les bords du fleuve sont durs
Tout ou presque est minéral, robuste comme pour se protéger de la caresse des vagues
Les arbres nus semblent avoir froid
Impassibles dans leur rond de terre morte
Même les oiseaux n’en veulent pas de leurs branches malades

Ce n’est donc pas une ville tournée vers l’eau
Elle est orientée sud voilà tout
Lisbonne est une ville de collines
C’est là son identité

Alors allons-y
Perdons-nous dans ses ruelles
Prenons à droite, puis à gauche au hasard, par instinct
On est surpris par le calme des rues piétonnes
Le charme s’impose
La poésie des ombres, les odeurs de linge propre, le vent sur les pavés
Les vieux, les vieilles
Les portes fenêtre ouvertes sur des pièces sombres et fraîches
Les chats alanguis
Les airs de fado vaporeux
Le soleil, le bleu du ciel, les azulejos
Les escaliers, les oiseaux, les ouvriers du bâtiment, les nuées de tuk-tuk
La cour des miracles devant l’église Sao Domingos
Le rituel de la pâtisserie avec p’tit café serré, instauré dès le premier jour
Les zones touristiques et les espaces silencieux
La promenade des chiens tenus en laisse
La gentillesse lisboète
Le rythme calme de la ville et aussi le vacarme de sa circulation
Les lézards devenus trop rapides

Lisbonne – Extrait de voyage