LES LIMITES DE LA VILLE

Photographier Les Limites de la ville comme il se dit

Que me sont-elles ?

Je tente ici d’apporter des réponses aussi subjectives que nos sensibilités à la beauté d’un paysage
Photographies de ma vision d’un entre-deux
Parcours méthodique sur un pourtour en déplacement
Rennes, là où je vis

Photographies du 08 12 2022

08 12 2022

Photographies prises du pont Malokoff.
Nous sommes en l’hiver 2022.
Pour la première fois l’état met en place le système d’alerte Ecowatt.

Sur la dernière photographie une créature à la Miyazaki, curieuse, regarde par une fenêtre éclairée.

27 09 2022

27 09 2022

Bréquigny
Avenue du Canada
Rue de Suède

Bois Harel
Chemin de la Bintinais

01 09 2022

Rue de la Rigourdière, Cesson Sévigné
1er septembre 2022
Les limites de la ville

 

Je suis là, à la galerie Net plus, pour découvrir le travail de deux photographes qui ont travaillé sur le territoire de ViaSilva dans le cadre des Rencontres Photographiques de ViaSilva.

C’est un peu le type de travail que je suis entrain de faire sur Les limites de ville, c’est à dire photographier un territoire mouvant.
Ici nous ne sommes plus à Rennes mais à Cesson Sévigné.
Nous sommes au bout de la Ville agglomérée.

Entre Cesson et Rennes pas de « ceinture verte ».
Les deux sont soudées
L’une étant la continuité de l’autre
ou inversement.

Si l’on regarde la carte de l’agglomération, on voit bien que la rocade sert de muraille.
La route fait souvent ça :
Elle coupe.

28 01 2022

28 01 2022 – Entre 8h et 9h30
Limites de la ville entre la ZA de la Gaîté, l’Allée du Miroir aux Fées et le Chemin de l’Enfer

Avoir attendu cette journée de brume pour aller photographier ce lieu.

De la route ce n’est que bouquets d’Herbes de la pampa.
On devine une zone inhabitée, pas tout à fait abandonnée.
Une terre exploitée, tailladée par le balancement des matériaux qui vont et viennent.
Un autre entre deux.

Avec le brouillard c’est un peu magique.
Un poteau devient le point le plus en vue du sanctuaire.
Avec un peu d’imagination on peut y voir des tombeaux.
La silhouette d’un arbre blessé retrouve quelques éclats.
Les bosquets, assoupis, rêvent à des cache-caches.
Et dans cet écrin qui tremble, les cris des oiseaux sonnent,
Appellent aux amours, au plaisir, plume contre plume.

Tout devient beau sous la brume.

De juin et août 2021

Peu de temps alors peu de photographies.

1 – Ancienne route entre Rennes et Noyal-Châtillon-sur-Seiche

2/3/4/5/6 – Plaine de Baud-Chardonnet

7/8/9 & 11 – Promenade Des Bonnets Rouges & Boulevard Villebois-Mareuil

10 – Rue des Polieux

10 02 2021

10 02 2121
Limites de la ville – Quartiers Cleunay & Courrouze

Il a neigé. Il est 5H30, je pars avec mon appareil, trépied sur l’épaule.
C’est mon costume d’expédition, enfin c’est comme cela que je le vis, à chaque fois.

Il n’y a personne. Tout est calme. On dort encore.

Prendre rue Bruté de Rémur puis à droite, chemin des Ormes puis la rue Maurice Prestaut à ma gauche jusqu’au rond point et enfin gravir le boulevard de Cleunay par la droite.

Le plaisir retrouvé du bruit des pas dans la neige.

En haut, tourner à gauche devant le nouvel Antipode. Là il y a des sons dans l’air; je pense à Misterios de Boltanski.

Je longe la gauche de ce bâtiment fantôme. Traces de lapins. Genêt jaune et blanc en révérence. Tout est beau. Tranquille.

Suivre le chemin.
Passer une porte sans porte.
Tout droit jusqu’au bonhomme de neige. Quelques voitures. La silhouette des immeubles, figés.
Prendre à gauche, traverser la bête de somme rue Nicéphore Niépse… Rejoindre Jean Mermoz et tourner à droite sur Jean Pont jusqu’à Joliot-Curie.
Le ciel s’éclaircit. Il est 8H30.

Regarder les enfants se rendre à leur école.

Sur le retour je prends en photo une famille avec leur téléphone; comme mon père avec les touristes. J’adore faire ça.

Retour par la Courrouze, les chemins de travers autour de la rue des Munitionnettes. Traces d’écureuil, de lapin, de rongeur.

Me rendre compte que j’ai froid.

9h30, fin de « l’expédition Neige à Rennes ».

Quelques jours plus tard faire la post prod- de ces photographies et hésiter quand à la retouche des teintes…

02 01 2021

02 01 2021
Limites de la ville

Quartier Saint Laurent, côté droit de l’avenue du général George S. Patton
Au coin avec la rue de Saint Laurent une résidence toute neuve; en son centre une bâtisse ancienne
Vient après une église fermée & des jeux pour enfants dans son enclos
Passer devant des grilles; derrière, des grands arbres

Prendre un sentier
Longer avec le bruit de la quatre voies jusqu’au château d’eau
Puis revenir au point de départ en suivant d’autres chemins
Utiliser son sens de l’orientation

Ce matin il faisait beau et très froid
Le givre tout au long du chemin

31 12 2020

31 12 2020
Limites de la ville

Parc de Sibiu – Quartier Saint Laurent

Longer la quatre voies
Sentiers qui serpentent tracés par la curiosité, par la limite autorisée
Un couple d’anciens m’indiquera un écureuil dans un arbre
Un agent d’entretien d’immeuble m’indiquera la vue au 9ème étage

Autoportrait dans une partie non apprivoisée

30 11 2020

30 11 2020
Les limites de la ville

Se lever tôt pour aller photographier.

La rue Fernand ROBERT avec cette immeuble lumineux au bord de la rocade, The Land et la silhouette des nouveaux immeubles pas encore habités, sinistre.

Aller plus loin, faire un saut de puce. Avenue Gros MALHON.
Un espace entre deux : entre Rennes et Saint Grégoire, entre une zone de bureaux et une zone restée « verte », entre la route et le canal.

La brume dans l’allée Armand REBILLON.

Les maisons qui se font face dans la rue de Plaisance.

Les silencieuses tombes du cimetière du Nord et les immeubles voyeurs.

 

Faire quelques photographies qui ne sont pas Les limites de la ville.

20 10 2020

20 10 2020
Limites de la ville

Cleunay.
La marchandise emballée dans la vitrine d’un magasin fermé me fait penser à des personnages de mangas.
Je peux imaginer qu’une fois le dos tourné ils s’animent.

Zone entre St Grégoire & Rennes.
La ville commence à s’agiter.
Tout ce qui bouge part au travail.

Là on ne sait pas si ce que l’on voit ce sont des bureaux ou des habitations.
En général l’architecture s’occupe de faire la distinction mais ici il y a comme un doute.
Peut être un entre-deux comme le sont les logements de fonction.

31 05 2020

Dimanche 31 mai
Villejean

Ce travail photographique me donne envie de travailler sur l’habitat

Je regarde ces architectures par et pour les Hommes et je me dis que celui qui les a pensé n’est pas celui qui les habite
Et qu’il en est de même pour celui qui les a commandé

Je me dis que peut être tout ceci est un exercice architectural grandeur nature dans le but de tester des matériaux
La résultante d’un défi

Je me demande de quelle profondeur naissent ces géants
Quelles sont les forces qui les maintiennent face aux vents

Je cherche une forme humaine mais n’en vois pas

17 05 2020

Dimanche 17 mai
Beauregard

Ici le ventre tendu de Rennes montre quelques problèmes de digestion
Il y a une certaine gravité dans ce face à face entre les immeubles et « la nature »
Aucun des deux ne voulant se reconnaître dans l’autre
Aucun des deux ne voulant pactiser ou abdiquer
Une route grise sert de no man’s land

A voir les murs au nord couverts de vert on sait qui peut être la gagnante pour peu que l’Homme ne s’en mêle pas
ici la terre est sacrifiée sur l’autel des terrasses avec vue sur terrasses

Où va notre Enfance ?
Tout est allées bordées, carrés de verdure, jeux préfabriqués
Même les bancs racontent l’ennui de ces villes pensées que pour dormir

Il y a quelque chose qui me fait froid dans le dos
Quelque chose qui est évidement fragile comme un décor en papier
L’Impression d’être dans une maquette
Une quatrième dimension

Confinement - Entre le 25/04 et le 08/05

Cleunay – La Courrouze
Généralement entre 7 et 8h
Dans un rayon d’1km autour de mon lit

Il n’y a pour ainsi dire personne
Il est inutile d’attendre qu’un individu disparaisse du cadre pour faire la photographie
Le silence règne
La Courrouze apparait comme une cité désertée, à peine plus humaine
En moi l’étrange impression d’après catastrophe où je photographierais les restes

Le quartier Cleunay est différent
Il est le napperon sur le dossier d’un fauteuil; tranquille, habité, familier
Bien qu’il y ait ici aussi quelques étages, il y a une impression de rez de chaussé
L’intime y rencontre l’espace public

18 02 2020

Villejean – Beauregard
Mardi 18 février 2020

Ciel bleu
Déambulation dans Villejean toute en pensées
Les photographies ne se présentent pas ou peu
Tout est très calme
Personne dans les rues
Il faudra que je revienne tenter d’autres chemins
Peut être lorsque le ciel ne sera plus bleu…

Je continue sur Beauregard

Parfois ce reportage me fait mal

18 01 2020

Samedi 19 janvier
Prairies Saint Martin
14h-17h

Je ne suis pas revenue ici depuis très longtemps
La dernière fois c’était en 2014 je crois, par une nuit de pleine lune

J’ai l’impression que tous les lieux où nous sommes allés s’effacent
Et c’est comme si le souvenir « n’avait plus lieu d’être »
Comme s’il était tronqué de sa réminiscence

Parfois je me dis qu’il y a comme une volonté du paysage à me faire oublier
Enfin disons plutôt que ces changements je les vis de cette manière là parce qu’au fond c’est moi qui veut oublier

Me voilà donc aux prairies Saint Martin
Il fait beau
Ça et là des promeneurs et promeneuses, chiens en laisse, poussettes, enfants, courses à pied, petites balades digestives,…
Il y a de nouveaux chemins, quelques habitations « d’avant » encore debout
De petits habitats anciens ou précaires poussés dehors ou détruits
Un paysage qui s’ouvre en lieu et place de mes souvenirs

Ici, c’était comme regarder à travers un trou de serrure
On était dans l’espace intime des jardins familiaux qui dressait un portrait bigarré de ses jardiniers
Là, maintenant il n’y a plus d’identités « humaine » mais une identité de nature qui va petit à petit prendre sa place
Je n’écris pas « reprendre » car cette identité est tout de même balisée par l’humain qui dit : Là tu seras sauvage, là tu seras eau et là tu marcheras
Mais enfin, à l’intérieur de ces cadres la nature régnera je l’espère librement

Portrait d’un habitant qui vient chercher l’eau
Il a un oeil doré qui ne voit plus
Il est tranquillement heureux et inquiet
Il fait beau et il y a des promeneurs et promeneuses, chiens en laisse, poussettes, enfants, courses à pied, petites balades digestives,…

17 11 2019

17-11-2019
Limites de la ville – Rennes – Est

Dimanche brumeux
Continuer le travail photographique

Allée Victor Grignard
Je suis déjà venue faire cette photographie mais c’était en semaine et le parking était plein
Impossible de photographier
Ce dimanche tout est tranquille
Il y a que cette voiture rouge stationnée dans mon dos et sur sa droite cet arbre à la Tim Burton

Allée de Beaulieu
Devant l’INSA, un bouquet de roseaux de Chine
Plus loin un petit étang mis à jour et derrière, un terrain tourmenté
Ce dimanche tout est tranquille
Il y a ma surprise devant un groupe de skieurs sur roulettes

Beaulieu
Ici il n’y a pas de nom de rue
Je suis à deux pas de la résidence Bréhat Bat 14
Ce dimanche tout est tranquille
Un homme, seul, s’en revient chargé de deux cabas blancs

Avenues de la Belle Fontaine, des Buttes de Coësmes
Le métro aérien s’impose
Tout semble vouloir s’effacer sauf lui
Ce dimanche tout est tranquille
Sur une affiche Exposition de dinosaures il est écrit « Partez à la découverte d’un monde perdu »

Passer les grilles à l’angle de l’avenue du Professeur Charles Foulon et de la rue des Plantes
Ici il y a comme un parc avec un étang
Je ne crois pas être dans une propriété privée
Ce dimanche tout est tranquille
L’air charrie quelques cris sportifs

Avenue Chardonnet
Tout au bout, le Terminal de Rennes rail/route avec ses containers
En revenant sur ses pas et en dépassant la chaufferie bois on se trouve devant un paysage qui a beaucoup changé : la plaine de baud
Ce dimanche tout est tranquille
Ici une partie de l’histoire rennaise a été rasée

Rue Auguste Pavis côté Cesson-Sévigné; tourner à gauche juste avant d’arriver rue Frébardière
Tourner dans les poétiques jardins familiaux
Le bric à brac des constructions et l’organisation des potagers tirée au cordeau
Ce dimanche tout est tranquille
Tout

19/11/2019
IB

10 09 2019

10 09 2019
Quartier Ouest
7h10 – 8h15

Peu de temps.

Allée Louis Lucipia.
Rue Charles Géniaux.
La charmante rue du Frère Henri.
Rue Pierre-Joseph Colin.

09 09 2019

09 09 2019
Quartier sud-ouest
7h30-9h45

A voir les nouveaux quartiers je me demande ce que deviendra La Ville.
Ces bâtiments, graphiques, ne manquent pas d’esthétique mais totalement d’humanité.
Ils sont aussi froids que les matériaux avec lesquels ils sont construits.
Les engloutir sous la végétation me semble être la seule solution envisageable pour adoucir leur stature.

Cette vision d’un espace de vie commun est triste à pleurer.
Tout est boîte.
Tout est faire-valoir.

A tout cela je préfère la canopée,
Le chaos des buissons,
Les architecturales toiles d’araignées,
La poussière d’argile,
Le ciel même s’il est gris,
Les ronces et surtout leurs mûres.

Aux files indiennes de voitures; 1200kg de carcasse vrombissante pour un seul 80kg au volant qui s’en va gagner sa vie
Aux espaces paysagers graphiques
A celles et ceux qui marchent les yeux plantés sur un écran
Au silence et à l’indifférence entre les humains
A tous les chemins qui ne sont pas de traverse
A tout cela je préfère le regard limpide de cet homme,
La majesté des arbres,
Les crottes rondes des lapins,
Les buddléias s’emparant de la route.

01 05 2019

1er mai 2019
Limites de la ville
Rue Michel Gérard à Rue du Breil
De 7h30 à 10h20

La ville comme un dimanche
Lumière pâle
Ciel incertain
Hésitant
Bottes soleil
Robe coquelicot
Rosée
Lièvre peu farouche
Oiseaux invisibles mais chantants
Essain d’abeilles rue Louis Kerautret-Botmel
Et hommes armés de grosses voitures volant comme des mouches vers un même lieu de rendez-vous
Les quartiers tranquilles
Voitures en sommeil
Homme déféquant au pied d’un arbre rue Michel Gérard
Palissades
Radis
Voitures en week-end sous les pins ou le nez au ras des fleurs
Poésie des architectures, des formes
Solitude créatrice

08 04 2019

Lundi 8 avril 2019

Besoin de récolter « des trésors de nature » frais pour des photos

Direction un paysage que j’aime : Les petits étangs d’Apigné
Petit matin
Brume
La rosée sur les pissenlits, sur les toiles d’araignée
La cohésion des arbres
La rencontre de toutes ces choses
Des habitations construites entre eau et arbres, se serrant les coudes pour rester loin de tout
Envole d’un couple de canard

Ici on est ailleurs
Dans un entre deux qui n’a pas de mot
Chacun a construit son paradis sans chercher à l’harmoniser
Il y a un air de toutes les terres

En prenant au hasard ces petites routes on a le sentiment de se perdre
Ou de tourner en rond
La brume rend l’atmosphère étrangement magique
Peut être que quelque chose d’extraordinaire va apparaître
Je pense à Chat noir, chat blanc
Je pense à la mariée cachée dans un tronc

Je me dis que des coins comme ça ce préserve
Ça se cache
Avec de la brume et des chemins qui vous perdent

27 03 2019

Mercredi 27 mars

Gelée
Prendre le matériel et partir voir la blancheur sur le paysage
Il est 6h30

Sud-Est
Extérieur de la rocade
Un endroit déjà visité mais je n’étais pas satisfaite des photographies car la lumière était trop haute
Revenir sur mes pas

La nature a changé
En cette saison le temps immuable semble s’accélérer

Regarder l’instant où l’eau du ruisseau s’évapore
Regarder le bleu de l’ombre que le soleil recouvre,
La nature pétrifiée, transie
Les fleurs du saule
Le survol circulaire d’un rapace au dessus de moi et son chant comme un appel

Regarder la rosée apparaître
Les toiles d’araignées minuscules devenir tiares
Voir dans l’une d’entre elles le portrait d’un oiseau

Avoir encore un peu de temps pour photographier
Aller plaine de Baud voir le quartier entrain de se construire sur des souvenirs
Là il y avait un grand hangar, un chemin sur palettes bordé de bidons enflammés
Là il y avait des habitations dont une construite avec des bouteilles en verre
Là il y avait des poésies

Ici et maintenant il y a des maisons grises plantées dans un carré d’ombre au beau milieu de Légos gris trop hauts
Ici et maintenant il n’y a plus rien sinon des promoteurs, un prix au mètre carré et ce sur plusieurs étages
Ici c’est ailleurs

Heureusement il y a F. , sa fourrure rose, ses oreilles de Mickey

26 03 2019

26 03 2019
Les limites de la ville
Rennes Sud – Sud Est

Entre l’avenue des Pays-Bas et la rue de Vern
Longer la rocade par un cordon de verdure
Entre 16h et 18h

Terrain de foot, terrain de foot, terrain de foot
Zone pavillonnaire, hôpital, zone pavillonnaire
Circulations entre les deux lignes
Chemins de traverse, toujours poétiques
Mur coupe bruit de végétation tapissé
Chemin de ronde
Ronde rocade
Chapelet de bruits
Retour des travailleurs au bercail
Se concentrer sur la vue
Printemps dans les branches
Nid
Chemin blanc
L’allongement des ombres
Parcourir des yeux tout ce qui est vivant
Et alors
Laisser chanter mon oiseau

Puis

Longer toujours, rue Michel Gérard
Un bout de jardin partagé presque seul et joyeusement créatif dans l’ombre de la bute antibruit
Bout de forêt
Jardins ouvriers mais ce mot n’existe plus
Une maison de retraite ?
Puis terrain de foot, terrain de foot, terrain de foot
Décidément
Un terrain de cross aux airs sauvages
Un terrain non identifié probablement aussi pour les hommes

De l’autre côté de la rue de petits collectifs trop tranquilles pour que je les réveille

19 03 2019

19 03 2019
Limites de la ville – Rennes Sud – Intra rocade
Entre le boulevard du Portugal et la rocade

Photographier cette « bande verte » entre la rocade sud et les habitations
Terrains aménagés pour des sports
Vides
Pour des sportifs
Absents
Derrière une haie infranchissable se cache une zone pavillonnaire
Toitures de lucarne ou de chien-assis
Grises
Je me demande jusqu’où les habitants doivent marcher pour se trouver là où je suis; juste en face de chez eux
Je me dis qu’il aurait pu y avoir quelques ouvertures pour lier l’un à l’autre

Plus loin, labyrinthe de petits collectifs des années 80 entrecroisés d’arbres plus anciens qu’eux
Les lignes du terrain de tennis et les lignes de l’immeuble se répondent
Sur les panneaux de réservation des photographies d’identité usées d’orage
Ici ils et elles ont joué, ont été

En haut de la bute coupe bruit et de l’autre côté de la rocade, les champs, quelques habitations
La Campagne

Sur ma gauche une cheminée haute et sa chevelure

Nous sommes un mardi sans soleil
Et il est quelque chose comme 7h du mat’
La rocade se densifie

Ai vu un geai des chênes à qui j’ai tout dit
Ai fait le bourdon sur quelques fleurs
Et la pluie est venue
Ai regardé la pluie sur le paysage presque sans bouger

18-03-2019

18-03-2019
Limites de la ville – Rennes Ouest

Le printemps est là
L’allure des arbres s’adoucit de rondeurs à peine écloses
Les chevelures se parent de fleurs
L’air se parfume
Les feuilles se déploient tels des éventails et s’agitent en tous sens pour siffler des airs
A la manière d’une abeille, je butine le paysage
M’accrochant au filet de ces épines

Etangs, landes, château d’Apigné
Route de Sainte-Foix

13 02 2019

13 février 2019
Sud / Sud-Est de Rennes

Rue Irène Joliot Curie – Rue de Nantes
Entre les deux, longer le chemin qui suit la rocade

Chemin du Près du Bois Robin
L’impression de ne plus être en ville. Il y a un air de vacances à la mer

Le Petit Cormier
Prendre toutes les rues, chemins, voies sans issue qui vont à gauche
Découvrir une ferme au Chêne Vert avec des vaches

– Parc d’Activités Rocade Sud
A l’arrière des grandes enseignes, une nature prise dans une parenthèse entre la rocade et la zone commerciale

Sur le plan Mappy il y a une étendue d’eau distincte qui est presque invisible sur le terrain
L’étendue a disparue, asséchée; il ne reste plus qu’une petite partie marécageuse que l’on ne voit pas sur la vision satellite
Pour voir l’eau il faut être au bord

Au cœur de cette zone commerciale il y a un étang qui ne figure pas sur le plan Mappy mais qui est bien sur la vision satellite

L’allée de la Mallaunay se prolonge et se sépare même en deux pour longer la rocade
A gauche elle s’enroule au milieu de jardins ouvriers et à droite je ne saurai dire où elle va
Encore une fois rien sur le plan

Ainsi « Les limites de la ville » peuvent être virtuelles…

Dans cette zone d’entre-deux il y a une rivière !
Et l’endroit est presque joli si l’on fait abstraction des déchets jetés là sans vergogne
Il est triste de constater, qu’ici, on s’autorise à les jeter dans la nature

Je m’interroge sur le sens de ces incivilités
Et pense qu’elles font partie « des limites de la ville »

28-02-2019

08 02 2019

08 02 2019
Les limites de la ville

Mettre des images sur les maux
Les mots
La voix

Partir faire des photographies parce que ce ciel nuageux est aussi dans le ventre
Parce qu’il faut que quelque chose s’exprime
Parce qu’il faut que cela se transforme
Se consume
Se tarit
S’épuise

Mettre toute sa présence dans le fait de voir
Photographier ce qui aujourd’hui sont Les limites de la ville

Vendredi 8 février 2019
Rue Lucie et Raymond Aubrac
Square Jean Pont
Rue Jean Pont
Rue Irène Joliot-Curie

Deux rues pavillonnaires encadrées par des constructions contemporaines
A droite « le quartier d’affaire » de la Courrouze
A gauche l’immeuble qui change de couleur comme une bergère rose qui annonce la pluie
Des terrains déchus en attente de projet
Des espaces autoréconciliers avec l’oublie dont on voudrait qu’il dure

Passer de l’autre côté de la rocade, sous elle
Chemin du bois Harel
Retrouver des champs, des haies
Y ai vu un écureuil roux, deux mésanges charbonnières, un troglodyte mignon
Des traces de sanglier, deux nids d’écureuil
Ai rencontré Xavierlejardinier qui m’a fait rendre visite à de beaux arbres
Et m’a offert une pelote de réjection, deux œufs de couleuvre et une plante qui fleurie en hivers
Il m’a raconté des histoires
Histoire du domaine du Blosne, de Marie-Antoinette,…
A nouveau me voici François Seurel dans La Grand Meaulnes
Magique

17 01 2019

Les limites de la ville
Sud – Ouest

J’ai décidé que celles-ci seront parallèles à la rocade
La ceinture imaginée restera dans les limites de 500m après le bord extérieur de la rocade
500m à vol d’oiseau
A vol d’oiseau
A vue d’œil

Aujourd’hui entre le chemin de la Taupinais et la rue Jean Perrin
Sud/Ouest

Nous sommes le 7 janvier 2019
1er jour du projet photographique

 

En regardant les photographies on pourra penser au silence
Mais les abords de la ville ne le sont presque jamais
Hantés par les bruits diffus de la circulation « rocadesque », de quelques oiseaux encore vivants,
Et, lointains, les bips d’engins annonçant leur passage

Imaginer l’enregistrement sonore de chaque lieu à écouter devant chaque photographie
Ça me plaira

Tenter de saisir ce bord de ville

Ce qui ne fait pas « ville » se sont ces sentiers qui vont on ne sait où
La végétation laissée tranquille
La longère en pierre de l’écomusée
Les haies
La boue
Les vaches dans le pré

Ce qui fait « ville » c’est peut être ces quelques coureurs chronométrés, sophistiqués
« Tenue de ville à courir »
Et encore…
C’est peut être ces jardins familiaux tirés à quatre épingles
Urbanisés ?
Se sont les voitures, en file continue, courant après l’heure de l’embauche par des chemins de traverse
C’est moi et mes souliers trempés
Les allées bordées d’un ourlet
La carte géographique