Quelques mots

Madrid
6 jours – Du 7 au 13 mai 2019

Premier aperçu de la ville dès la sortie de métro station Callao
Il est quelque chose comme 15h
En haut des escaliers, les imposants immeubles de la Grande via couronnés de lumière et de statues
Des teintes pastelles
Et au même niveau que moi, des Hommes allant dans tous les sens

Plus tard el parque de el Retiro
Les arbres rognons
Le soleil dans le palais de cristal et les œuvres blanches de Charles Ray
Les peintures surréalistes, belles et dérangeantes de Tetsuya Ishida au Palacio de Velázquez
Les fleurs des marronniers et leur odeur
Les vieux arbres qui ont tout vu
La luminosité
La chaleur

Puis trois musées – Un par jour
Prado – Reina Sofia – Thyssen
Rester une éternité devant Le jardin des délices de Jérôme Bosch tellement c’est beau, tellement il nous offre à voir
Puis la Descente de croix de Rogier van der Weyden. La transparence des larmes, le réalisme des étoffes, la composition. Marie effondrée et dont le corps fait écho à celui de son fils, mort…
Être devant Les Ménines de Velázquez pour la première fois et penser aux nombreux tableaux revisitant cette œuvre
Perdre son souffle devant les peintures noires de Goya et puis tout à coup respirer devant Le chien et, comme lui, se perdre dans le ciel jaune
Comme à chaque fois, rester figée devant les sculptures de Giacometti. Elles semblent exiger une conversation silencieuse. Elles entrent en relation
Rester de marbre devant Guernica…
Comprendre le vent de Van Gogh

Être ivre de peinture jusqu’à plus soif alors que le flot ne tarit pas
Prendre très peu de photographies sinon devant Les Giacometti

Visiter Malasana et son ambiance un peu bohème où la poésie s’invite dans la rue
Photographie des dames assises sur les plots
Et juste avant, photographie des suspensions lumineuses dans la vitrine
Ces deux photographies en miroir
Art de rue
Plantes au balcon
La magnifique église baroque de San Antonio de los Alemanes et sa voute
La composition, les fresques vous obligent à élever le regard vers un point central, lumineux, d’où apparaît un dieu presque invisible
Une hyperbole grandeur nature

La Latina
Quartier au charme préservé
L’ambiance très attachante, chaleureuse, du marché aux puces du Rastro le dimanche
Les agréables et possibles conversations dans nos langues respectives
L’éclectisme du bar La Cabra en el Tejado
Et toujours les histoires que je me raconte à propos de certains objets anciens, témoins plus ou moins bavards du temps

Quartier de las Letras
Dédale de ruelles piétonnes où il fait bon flâner, s’assoir et regarder, boire un verre…
Spectacle de Flamenco rue Echegaray
Les voix, les corps
La place Santa Ana comme le carrefour de mes déambulations
Les tapas savourés sous des parasols

Quartier de Los Austria
Le vieux Madrid


Faire tout à pied
Sans perdre le nord ou à peine
Aimer le chant de la langue, le calme des madrilènes
Se croire parfois sur un casting d’un Almodovar
Trouver du charme à cette ville à travers ses identités de quartiers
Goûter un Alvarino qui perle sur le contour de la langue et aimer ça
Tenter de saisir, à force de regards, quelque chose qui vit
Madrid

 

Une série de cinq photographies dite Les fenêtres se trouve tout à la fin…
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